Cent ans après leur extinction, les mutants réapparaissent. Quatre années de lutte contre des humains cherchant à les étouffer se solderont par une mystérieuse destruction de l'Institut Xavier. Trois ans plus tard, il est temps de rebattre les cartes.
 
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 [Rockdale - Texas] Looking for Agnes

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FortuneSans étiquette
Lun 20 Fév - 11:47
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Peu avant son départ pour l'Egypte, Georgia avait réuni un groupe de confiance - contenant divers élèves qu'elle considérait comme suffisamment aptes à réussir une mission en territoire ennemi. Elle ne l'avait pas fait de gaité de cœur mais - au vu d'informations qui lui avait été communiquées par la direction stratégique de Lange & Manners - le moment semblait être le plus approprié pour frapper.

La réunion avait tourné au monologue, Georgia donnant les consignes - Eve à ses côtés, opinant de temps à autre du chef - à ses élèves.

Elle avait appris par Mason Lang que la Confédération Américaine était en train de filer un mauvais coton. Si le Président Beluga avait toujours souhaité l'exclusion du peuple mutant par l'édiction de lois dérogatoires, celui-ci était aujourd'hui en train de perdre petit à petit de son pouvoir au profit d'un certain Sievers qui s'était autoproclamé Reichsführer-SS et chef suprême des armées et de la police régulière comme politique. Sievers semblait maintenant être à la tête d'un bon million d'hommes et voulait transformer le Texas en terre de persécution anti-mutante.

Les rares informations qui filtraient du Texas parlaient de lieux de détention pour les mutants et les opposants mais également de plusieurs Unité de Vie Mutante - dont la plus célèbre était située à Austin - dans lesquelles étaient enfermés toute sorte de gens, sans espoir de les revoir un jour.

Par ailleurs, quelques blogs (rapidement interdits) mentionnaient des mouvements de blindés et des massacres à grande échelle perpétrés dans les petites villes texanes.

En bref et en un mot comme en cent : le texan, même fidèle à un Beluga étrangement muet sur la question, crevait de trouille.

Georgia mentionna l'existence d'une convention de la jeunesse devant se tenir à San Antonio et réunissant un paquet de garçons et de filles en provenance de tout le pays. Les stratèges de Lange & Manners pensaient qu'à cette occasion, il serait assez commode de faire entrer sur le territoire confédéré, puis au Texas, un petit groupe de jeunes gens sans que cela se remarque trop.

Et c'était l'objectif premier.

L'objectif deuxième était de rallier la ville de Rockdale où demeurait la tante d'Agnes, l'amie d'Edeas qui semblait avoir atterri dans le même lieu de détention que les premiers X-Men. Ce lieu avait été choisi pour plusieurs raisons : il n'était d'une importance stratégique pour personne mais les habitants risquaient d'en avoir gros sur la patate à propos des exactions et des opérations de terreur commises par l'armée confédérée, enfin cette dernière y avait installé une garnison quelque temps auparavant mais semblait avoir quitté Rockdale depuis. Par ailleurs, la tante d'Agnes pourrait peut-être renseigner les mutants sur les fréquentations de cette dernière, le but étant de retrouver sa piste - et peut être même de retrouver les anciens pensionnaires de l'Institut !

Georgia n'était pas très à l'aise avec ce plan qui semblait plus emballer Eve. Quoi qu'il en fut la décision était sans appel : ils partiraient dès que possible.

*
**



Le voyage fut assez mouvementé : d'abord en jet privé jusqu'à un petit aérodrome situé près de la frontière. Puis, les mutants traversèrent cette dernière à la faveur de la nuit. Pour le reste, divers modes de locomotion furent utilisés pour plus de discrétion.

Et ils arrivèrent de nuit, à l'arrière d'un pick-up qui avait accepté de les prendre en stop, devant un petit pavillon de banlieue. Les lumières étaient éteintes. Comme tout le quartier d'ailleurs.

Ah et au fait, ils étaient devant la maison de Madame Bernstein, la tante d'Agnes !
Kalalli RenandInstitut : X-Men
Lun 20 Fév - 23:33
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[hrp : comme toujours, j'adore tes musiques d'ambiance Smile ]

Repartir déjà en mission, était-ce la meilleure chose à faire après ce qu'il avait vécu ? Ou bien était-ce une forme de masochisme ? Essayant de faire fi de ses craintes et de puiser du courage au fond de lui, Kalalli avait accepté la proposition de Georgia de mener la libération d'Agnès ce jour là. C'était probablement la meilleure occasion qu'ils auraient et le garçon ne pouvait pas laisser ses camarades se jeter dans la gueule du loup sans rien faire.

Les mutants se retrouvaient donc en confédération américaine, lieu anti-mutant par excellence. Les dangers seraient nombreux et la vie un cauchemar pour quiconque d'entre eux se ferait capturer. Et ce cauchemar, c'était ce qu'Agnès devait vivre depuis trop longtemps. L'Inuit savait ce que ça faisait d'être plongé dans le désespoir le plus total et il voulait participer à ce sauvetage symbolique: sauver après l'avoir été, propager la joie d'être libéré.

On leur avait parlé de la tante de la jeune fille à libérer de l'enfer mutant et ils étaient parvenus à se rendre non sans difficultés sur le territoire hostile. L'enquête pouvait démarrer, alors qu'ils se trouvaient devant la maison de la parente dans la nuit.

" Y'a un couvre-feu ici ? " demanda le garçon, pas très rassuré par l'idée de tomber sur une sorte de brigade de surveillance de nuit.

" Ca me rappelle la mission de recrutement... Allez, on va quémander des informations à la tante d'Agnès. "

Kalalli s'avança jusqu'à la maison et chercha une sonnette pour signaler leur présence à la femme, ou taper à la porte le cas échéant.

Finalement ce fut une sonnette que Kalalli actionna ! Il dut s'y rendre à plusieurs reprises avant que la lumière du hall ne s'allume et que quelqu'un vienne déverrouiller au moins trois serrures. Une grosse dame à lunettes et aux cheveux grisonnants leur ouvrit. Elle n'avait guère l'air rassurée mais parut se détendre quand elle vit l'attroupement qu'il y avait devant sa porte... Néanmoins, un peu suspicieuse, elle lança d'une voix toute tremblante :

"C-C'est pour quoi ?"
Juliette DagonInstitut : X-Men
Mar 21 Fév - 20:15
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Alors voilà, ils y étaient enfin sur le territoire de cette nation confédérée, ouvertement hostile aux mutants… Depuis la scission en trois nouveau état des anciens Etats-Unis, Juliette n’avait plus jamais remit les escarpins dans cette partie du continent. Bien qu’elle avait eu l’occasion d’être invitée à quelques colloques et séminaires au cours de ces trois dernières années de par son métier de psychologue, elle avait toujours accepté de participer à ceux se déroulant aux Etats-Unis et en république fédérale tout en évitant soigneusement ceux se déroulant en confédération. Ce n’était pas qu’elle avait eu l’intention d’y faire étalage de son pouvoir de mutante en public, mais par précaution la gothique romantique avait sagement préféré garder ses distances avec une politique qui la stigmatisait de par sa simple appartenance génétique. De plus, elle n’était pas à l’abri d’un éventuel accident inopportun et elle avait bien souvent l’habitude, presque instinctive, d’utiliser sa capacité à devenir éther afin de se déplacer, au lieu d’employer une véhicule. Il était vrai que outre le fait que son pouvoir lui évitait les embouteillage en lui offrant la capacité à pouvoir passer à peu près n’importe ou afin de se déplacer finalement bien plus vite qu’en étant dans un véhicule, celui-ci lui offrait en plus la possibilité de transporter des charges considérables… Des charges au poids parfois insensé, que seule sa force physique ne lui aurait jamais permis de transporter. Dans un soupçon de malice, la jeune femme s’était toujours dit que en cas de difficultés professionnelles sérieuses elle pourrait toujours se reconvertir dans le domaine du transport ou du déménagement…

Comme chaque chose avait sa place, chaque pouvoir avait sa grande importance… Il suffisait tout simplement de trouver laquelle !

Pour cette mission, Georgia avait requis l’aide d’une grande majorité d’anciens. Une décision sage selon la gothique romantique, car se voir ainsi envoyé en territoire ennemi sans le moindre soutien logistique en cas d’ennuis sérieux, demandait des nerfs d’acier et une expérience assez grande de ce type d’aventure. Ici, plus que partout ailleurs, prudence serait le maître mot qui devrait guider leurs pas. Chaque personne rencontré ou même, seulement croisé, représentait potentiellement un ennemi… Ils devraient faire attention à leurs actes, à leurs paroles… A la moindre utilisation de leurs pouvoirs… Si un seul d’entres eux commettait la moindre erreur, il condamnait tout le groupe à se voir révéler au grand jour. Autant que si jamais cela devait arriver, leur mission, aussi importante soit-elle, serait définitivement oublié afin de sauver leurs propres vies. De fait, la présence d’anciens de l’institut rompu aux missions délicates et aux stress qu’elles pouvaient engendrer était une bonne chose pour encadrer les quelques élèves encore novices en la matière. La présence de mutants expérimentés n’éviterait pas le danger, mais au moins permettrait-elle de l’affronter avec raison et sagesse.

D’après le plan, ils devaient aller à un rassemblement pour la jeunesse à San Antonio. Ce rassemblement se situant en plein cœur de l’état le plus répressif envers les mutants, il était inutile de demander le pourquoi de ce dernier. C’était comme le nez au milieu de la figure, une évidence des plus certaine. Des jeunes gens de tous le pays y étant cordialement invité, c’était en effet là une occasion en or de pouvoir pénétrer au plus près de leur cible prioritaire : Le fameux centre de vie ou les premiers x-men de ce nouvel institut avaient été enfermé. Pour une fois, Lange & Manners avaient réellement été utile à quelque chose, c’était plutôt agréable après n’avoir cessé de vouloir s’immiscer dans les affaires de l’institut, notamment en imposant ses membres au conseil et de prendre le panel d’élèves présent dans les lieux comme autant d’outils jetable à leur entière disposition. Malheureusement, ils avaient du supporter la présence de cette déplaisante télépathe sans éthique au briefing, qui semblait se croire autoriser à donner son avis sur les directives prises. D’ailleurs, Juliette se demandait bien pourquoi Georgia la laissait ainsi faire… Elle avaient une relation amoureuse ? c’était son droit, mais en aucun cas cela ne l’autorisait à la laisser s’imaginer en mesure de dire si, oui ou non, les missions et leurs actes étaient acceptables ou non.

Quoi qu’il en soit, ils étaient parti en territoire confédéré afin d’accomplir leur mission et avec la ferme intention de découvrir ce qui était arrivé aux x-men novices disparu depuis un certain temps. Tel des clandestins, ils avaient alors tous passé la frontière de façon illégale sous le regard de la lune silencieuse après s’en être rapproché en jet, avant d’employer divers de locomotion dont certains n’étaient vraiment d’un confort évident. En sus de leur mission initiale, il avait été décidé de faire un détour par la ville de Rockdale. Ils s’était passé de drôles de choses là-bas, notamment la mise en place de cette fameuse unité de vie supposée abriter les mutants de l’institut capturé et d’une garnison de militaire aujourd’hui parti. La petite ville n’étant pas d’un grand intérêt, tout ceci poussait en effet à s’interroger sur le choix de ce lieu pour une telle chose. De plus, c’était là que vivait l’amie de Edeas et qui avait elle aussi disparu après avoir été rejoindre sa tante afin d’effectuer des études si Juliette avait bien compris. Etant elle-même une mutante, le doute était grand qu’elle ai été, elle aussi, emprisonnée dans cette fameuse unité de vie. Mais pour en avoir la certitude, il avait donc été décidé d’aller rendre visite à la tante de cette dernière afin de voir si elle ne pourrait pas leur offrir quelques informations qui puissent éventuellement les éclairer sur cette disparition aussi soudaine que inexpliqué

La petite ville se situant visiblement au diable vauvert, le groupe arriva finalement devant le pavillon de madame Bernstein tard dans la nuit. Inutile de dire que la visite d’un groupe d’étrangers en pleine nuit, risquait fortement d’effrayer la vieille femme… Lorsque Kalalli évoqua l’éventualité d’un couvre-feu et d’une patrouille les surprenant à violer ce dernier, Juliette lui répondit :

‘’Aucune importance, nous dirons que nous nous sommes égarés… Etant venu de l’extérieur pour la convention, ce sera tout à fait crédible.’’

Puis, le petit inuit se décida finalement à sonner à la porte du pavillon. Il dut sonner plus d’une fois avant que de la lumière apparaisse à travers l’espace vitré de la porte cependant et, lorsque la porte s’entrouvrit dans un accent de fébrilité des plus évident, ils purent voir apparaître le visage d’une femme d’un certain âge aux cheveux déjà bien grisonnant. Le regard mâtiné de soupçon et de peur, bien que très rapidement tempéré à la vue du petit groupe de jeune gens en civils, n’échappa pas à la gothique romantique qui, pour l’occasion, avait revêtu à nouveau ses atours de quidam moyen. C’était la première fois depuis son départ du précédent institut, cela lui faisait vraiment étrange de porter à nouveau ce genre de vêtements. Madame Bernstein craignait visiblement une visite indélicate et c’est pourquoi, lorsqu’elle demanda avec une méfiance certaine qui ils étaient, Juliette supposa que à cette heure tardive un visage féminin serait sans doute plus en mesure de la rassurer. Voilà pourquoi, elle se permis de passer légèrement devant le petit inuit afin de se présenter à la vieille femme à qui elle dit en affichant un sourire qu’elle voulu agréable :

‘’Bonsoir madame Bernstein, je m’appelle Lola et nous sommes des amis de Agnès. Désolée de vous déranger à une heure aussi indue, mais nous venons de très loin… Cela fait longtemps que nous n’avons plus eu de ses nouvelles et comme cela nous inquiète profondément nous nous sommes permis de venir vous déranger afin de nous enquérir de la raison de son silence… Est-ce que nous pourrions vous demander de bien vouloir nous laisser entrer chez vous s’il vous plait, ce sera plus confortable pour vous que de demeurer debout sur le pas de votre porte.’’

Bien entendu, ils avaient tous eu droit à des fausses identité pour l’occasion… On ne s’infiltrait jamais en territoire ennemi avec sa véritable identité, simple précaution de base. Pour sa part, la gothique romantique était resté avec son fameux pseudonyme de Lola Buitoni, issu du précédent institut… Avec le temps, elle avait fini par s’y habituer en fin de compte et c’était presque devenu comme une seconde nature. Même si elle n’avait pas entièrement menti à la vieille femme, elle ne connaissait pas sa nièce… Mais heureusement, une fois à l’intérieur Edeas serait leur arme secrète et il pourrait certainement faire jouer l’illusion puisque, lui, la connaissait cette fameuse Agnès.
Edéas crugeInstitut : X-Men
Mar 21 Fév - 22:53
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Institut : X-Men
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Ainsi donc le temps était venu d'aller faire une petite intrusion en confédération américaine. Edéas bien qu'impatient doutait du bien fondé de cette mission. Lange and Manners devait y être pour beaucoup. Mais ils étaient diminués, Alex était introuvable et les commanditaires de l'enlêvement d'Alex et Kallali était toujours introuvable. Pour couronner le tout une partie d'entre eux était partie en Afrique à la découverte d'un ancien temple. Et surtout, peut-être même la chose la plus importante la taupe n'était pas identifiée. Ce qui voulait-dire qu'ils pouvaient tous tomber dans un piège.
D'un autre coté, il allait pouvoir savoir ce qui était advenu d’Agnès et cela ramenait loin derrière tous ces doutes. Edéas raconta donc tout ce qu'il savait d’Agnès comment il l'avait connue, et les dernières nouvelles qu'il avait eu d'elle par un ami commun.
La situation en confédération américaine était préoccupante, ce Sievers n'était-ce pas à lui qu'ils avaient déjà eut affaire, lors de leur recherche d'information? Dans tous les cas, le Texas était sous tensions, ils devraient donc manœuvrer sur un fil.


**************
Le voyage se déroula plus ou moins calmement, et c'est à la faveur de la nuit qu'ils arrivèrent devant la maison de la tante d’Agnès.
Edéas n'était guère rassuré, les lumières étaient éteintes, le couvre feu surement, il leur faudrait se dépêcher de rentrer dans la maison de madame Bernstein.
Il regarda la ténébreuse Juliette, cela faisait bien longtemps maintenant qu'il ne l'avait pas vu habillée d'une telle façon.
" Eh bien ça y est on est enfin sur place"
Edéas était impatient de commencer les investigations, certes il fallait sauver les anciens X-Men, mais il ne les connaissait pas et était emotionellement plus préocupé par Agnès.

Ce fut donc le jeune inuit qui prit les devant en sonnant plusieurs fois. Les temps devaient être bien dur par ici au regard du temps que la veille femme mit pour venir leur ouvrir.
Lorsque la porte s'ouvra se fut Juliette qui se chargea de parler en premier. Son entrée en matière était correcte, parfaitement correct même, mais il persistait à croire qu'il ne fallait pas mentir outre mesure à la veille femme. Il savait déjà que lorsqu'il lui faudrait se présenter il n'utiliserait pas son prénom d'emprunt mais son vrai nom. Cependant le moment n'était pas encore venu.
Edéas se contenta donc de rester en retrait surveillant négligemment les environs, leur visite si elle était observé par quelqu'un d'autre ne manquerait pas d'aiguiser la curiosité, il leur fallait donc rester prudent.
FortuneSans étiquette
Jeu 23 Fév - 11:47
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Sans étiquette
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Madame Bernstein parut se rassurer aux paroles de "Lola". Elle poussa un soupir de soulagement et s'écarta de la porte de manière à laisser rentrer le petit groupe.

Une fois la porte refermée, elle lança :

"Vous savez avec tous ces militaires, se faire réveiller en pleine nuit est toujours une expérience traumatisante. Mais si vous êtes des amis d'Agnes..."

Elle baissa les yeux tristement.

"Vous savez, je n'ai plus de nouvelles de ma nièce depuis qu'elle est partie à Houston. Je suis allée voir la police - la régulière pas la politique - mais ils m'ont demandé de déguerpir. Alors j'ai peur pour elle..."

Madame Bernstein conclut :

"Je crains que vous n'ayez fait tout ce chemin pour rien. Je ne sais pas où est Agnes. Mais vous dites que vous êtes ses amis..."

Elle les scruta l'espace d'un instant avant de demander :

"Je crois qu'elle ne m'a jamais parlé de vous... Vous êtes des collègues de son petit ami ? Bobby Lee ? Ou des amis du Canada ?"

La question n'était pas suspicieuse. La dame souhaitait juste connaître la réponse. Mais dans l'attente, elle ne manqua pas à ses devoirs d'hôtesse :

"Il vaudrait mieux pour vous que vous dormiez ici ce soir. Il y a la chambre d'Agnes et puis, pour les garçons, j'ai la chambre de mon grand fils qui est parti à l'armée... Si vous avez également besoin de vous laver ou de vous restaurer, ma maison est la votre..."
Edéas crugeInstitut : X-Men
Jeu 23 Fév - 15:05
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Edéas était rassuré de pouvoir enfin rentrer à l’abri. Cela ne lui plaisait pas de rester dehors. Le jeune homme était triste pour cette dame, visiblement la situation était bien plus difficile qu’il ne l’imaginait. Il voyait combien madame Bernstein tenait à sa nièce, elle semblait vraiment désespérée de rester sans nouvelle d’elle.Alors quand elle leur s’ils étaient des amis de Bobby Lee ou du canada, Edéas ne put s’empêcher d’approcher et de prendre la parole :

« Madame Bernstein, j’ai effectivement rencontré Agnès au canada, je m’appelle Edéas, et nous avons vécut elle et moi ainsi qu’un de nos amis en commun, Bernard une épreuve assez difficile, peut-être vous en a-t-elle parlé »
Même aujourd’hui, repenser à cet épisode de sa vie, faisait souffrir Edéas, sa rencontre avec Agnès et Bernard, était également synonyme de ce jour maudit ou Daniel M Von Caremus avait fait sauter la maison de son grand-père le tuant par la même occasion
Le jeune homme reprit :

« Bernard m’a contacté il y a quelque temps de cela pour me dire qu’il n’avait plus de nouvelles d’Agnès, et donc, ne vous-a-t-elle rien dit qui pourrait nous éclairer ? Pour la retrouver »

Edéas ne préféra ne pas parler de ce qu’il savait à savoir qu’elle était probablement enfermé avec les anciens X-men à une époque tout du moins et qu’ils étaient venu principalement pour les sauver tous, il l’espérait si possible.

L’hospitalité de la tante était vraiment remarquable, ils n’auraient pas à dormir dehors ce soir, et en plus ils pourraient se débarbouiller. Cependant une question trottait dans l’esprit d’Edéas, son petit copain, peut-être que c’était lui qu’il l’avait faite entré dans le cercle de Houston, ou au contraire qu’il l’avait dénoncé conduisant à sa disparition.

« Merci de votre hospitalité madame, j’aurais une petite question son petit copain Bobby Lee, vous pouvez nous parler un peu plus de lui ? »

Edéas avait un petit pincement en cœur en entendant parler de son petit amis, mais qu’espérait-il même si des sentiments profonds étaient nées entre Agnès et lui, la distance et leur vie respective avait fait qu’il ne pouvait qu’être que des amis et rien de plus et puis maintenant Edéas avait Mina et il tenait vraiment à elle.
InvitéInvité
Ven 24 Fév - 13:23
Ils allaient repartir en mission. Tant de choses s'étaient passées depuis la dernière, et même si ses peurs avaient finies par s'éteindre avec le temps et de la patience, elle n'avait pu s'empêcher d'avoir de l'appréhension à l'idée de repartir. Et si elle avait de nouvelles crises de panique? Si elle faisait tout rater parce qu'elle était devenu trop...faible? Sa respiration s'était accelérée à cette idée et elle avait retenu avec difficulté les larmes que son stress voulait faire couler. Il fallait être forts. Georgia comptait sur eux. Et il y avait trop de gens à sauver pour qu'elle se permette de douter ou de flancher. Elle ne voulait plus avoir sur le corps autant de morts que la dernière fois. Elle réussit à se calmer comme elle put, c'est à dire en repensant à Alban, qui bien que l'ayant fuit existait encore au moins.

Et puis, elle avait croisé tellement de Nazis depuis son arrivée au premier institut que ce n'allait pas être un état entier qui allait la faire reculer non?
Elle se rappela un instant son premier et seul passage dans le sud des Etats Unis, au Texas. Déjà à l'époque c'était pas joyeux pour les mutants. Les pauvres...

Durant le voyage, elle resta silencieuse, elle n'avait pas envie de briser le silence, elle avait peur de cracher ses tensions aux autres si elle le faisait. Ca irait mieux quand ils seraient dans la tempête et qu'elle n'aurait plus l'occasion de réfléchir.

Edeas raconta sa relation avec Agnès, ce qu'elle écouta pieusement. Il avait d'autant plus de raisons de réussir la mission. Elle espérait qu'il n'aurait pas à faire de choix avec elle.

Une fois arrivés dans un quartier sombre, ils s 'avancèrent vers une maison qui était sensée être celle de la tante d'Agnès. Ce fut Kal' qui prit l'initiative d'aller sonner. Elle était contente qu'il s'en soit un peu tiré, du cauchemar de son emprisonnement. Mais elle savait qu'il risquait d'être dans le même état qu'elle. Elle posa une main sur son épaule avant qu'une vieille femme vienne ouvrir.

Ce fut Jul...Lola qui répondit à la vieille femme, qui finit par les faire rentrer chez elle. Au moins ils ne faisaient pas assez peur pour être recalés tout le suite au test d'entrée. Leur hôte leur expliqua qu'Agnès n'était plus là depuis qu'elle était partie à Houston. Et que son petit ami s’appelait Bobby Lee. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise. Ce nom était sortit d'une partie brumeuse de sa mémoire. C'était un des putains de connards de l'université. Un de ceux qui avaient traumatisés Madison. Un courant électrique lui traversa la colonne vertébrale pour s'arrêter au niveau de son crâne. Si il savait pour Agnès...elle ne voulait pas savoir ce qu'elle avait pu subir. Elle regarda Juliette en espérant qu'elle se souvienne du nom tandis qu'Edeas posait des questions sur lui à la tante.

"Merci de nous héberger madame."

Elle marqua une pause précipitée.

"Je crois qu'elle m'avait parlé de ce...Bobby Lee. Il est à l'Université de Houston n'est-ce pas? Par contre je ne me souviens plus depuis quand ils sont ensembles."

Elle avait dit ça de telle manière qu'on aurait put croire qu'elle parlait mi-pour la vieille dame mi-pour ses amis. Et comme ça, ça rappellerait peut-être des choses à Juliette.
Juliette DagonInstitut : X-Men
Ven 24 Fév - 17:04
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Institut : X-Men
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Il fallait toujours avoir une jeune fille, ou en l’occurrence une jeune femme, aimable et souriante auprès de soi, lorsque l’on allait frapper à la porte d’une femme d’un certain âge et vivant seule, c’était un fait !

Les efforts de la gothique romantique pour être tout cela à la fois avaient visiblement porté ses fruits, puisque les visage de la tante de Agnès commença, doucement mais sûrement, à se détendre en constatant qu’elle n’avait pas affaire à des mauvaises gens… Ou pire encore, à des militaires… En effet, Lola le lui concéda bien volontiers lorsqu’elle en exprima l’idée, cela n’était jamais rassurant de voir ces derniers venir frapper à votre porte une fois la nuit tombée et plus particulièrement dans le contexte malsain qui paraissait régner au Texas. La vieille femme leur confirma cependant ce que tous savaient déjà : les gens d’ici vivaient sous le règne de la terreur et pour quiconque s’intéressant un tant soit peu à l’histoire, comme la gothique romantique, cela rappelait de bien tristes souvenirs d’époques sombres et supposées appartenir à un passé aujourd’hui révolu.

Mais malgré tout, la tante de l’amie de Edéas ne semblait pas encore atteinte de cette méfiance caractéristique qui pousse l’être humain à rejeter tout ce qui lui était étranger , propre aux gens vivant perpétuellement dans une atmosphère de peur oppressante. Elle les accueillit chaleureusement, les invitant à pénétrer dans son humble demeure et leur offrant même le libre et entier accès à sa maison pour la nuit. Malheureusement, l’air paisible et tranquille de la vieille femme disparut très vite sous le poids d’un profond sentiment de tristesse, lorsque elle évoqua sa nièce. Qu’elle n’est plus de nouvelle de cette dernière depuis sa disparition, ce n’était pas vraiment une découverte… Mais celle-ci avait disparu après s’être rendu à Houston et, selon sa tante, la police se refusait à lui venir en aide afin de la retrouver… Plus intolérable encore, ils avaient osé renvoyer la pauvre femme esseulée comme une malpropre… Mais cela leur apprit toutefois une chose à tous : Police civile ou politique, les deux étaient des organismes dont ils devraient se méfier et dont ils ne devraient attendre aucun soutien d’aucune sorte en cas de besoin… En résumé, ils étaient seul… Définitivement et profondément seul ; face à l’adversité qui ne tarderait certainement pas à apparaître une fois leur véritable mission engagé.

Madame Bernstein ne paraissait ne rien savoir de plus, mais ses quelques information étaient déjà bien précieuses pour eux, notamment celle ou elle leur indiqua que Agnès avait un petit ami, un certain Bobby Lee. Bobby Lee… Ce prénom n’était pas inconnu à la gothique romantique, qui laissa Edéas prendre la suite de la conversation en devenant songeuse. Si il était faux qu’ils connaissaient tous la nièce de la vieille femme, Ce n’était pas le cas de Edéas, par conséquent c’était à lui de poursuivre les investigations vis-à-vis de la vieille femme afin de convaincre leur hôte de leur connaissance effective de sa nièce. Elle, ne les connaissait pas, et pour cause. Ce fut finalement Jolène qui emboîta le pas au jeune homme dans sa recherche d’informations complémentaire, se lançant avec audace sur le sujet du dit Bobby Lee dont le prénom ne cessait de titiller les souvenirs de la charmante mais toujours aussi songeuse, Lola. Puis, ce fut le déclic quand le second élément féminin de l’équipe prononça les mots université et Houston…

Le premier regard porté à la gothique romantique par la jeune fille prit alors tout son sens et un bref éclat d’éveil illumina les visage laiteux de l’italienne… Oui, Bobby Lee et l’université de Houston… D’un hochement de tête aussi bref que discret, elle signala à Jolène qu’elle se rappelait enfin… Arnie, Emily… Madison… Brad, le cougars devenu chaton suite à l’intervention de la gothique romantique… Et qui, comment l’oublier, avait voulu se faire fouetter par Lola. C’était l’une de leur dernière mission sous l’égide de Roberta, la représentante du gouvernement américain que Adam avait accueilli au sein de l’institut… Déjà à cette époque, il y avait ce parfum de racisme et ces habitude nazis, sans oublier ces détestables adeptes de la cagoule blanche et pointu. Les germes de ce qui était en train de se préparer ici sans doute… Dans ses souvenirs, ce fameux Bobby Lee faisait parti des plus acharné en terme de haine mutante et si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, il avait emmené Madison et l’autre jeune fille dans une cabane situé dans les marais afin de les torturer et, par la suite, les tuer. Un détestable personnage, assurément… Et le fait qu’il fut soit-disant le petit ami de la nièce de madame Bernstein laissait en effet supposer qu’il n’était sans doute pas tout à fait innocent dans la disparition de celle-ci.

Quoi qu’il en soit, si Agnès était comme toutes les autres jeunes filles de son âge, alors elle ne devait pas tout dire à sa tante. Elle devait avoir ses petits secrets férocement gardé, bien à l’abri d’une éventuelle atteinte de sa tante. Voilà pourquoi, la gothique romantique jugea qu’il était grand temps de faire ce qu’elle savait faire le mieux : explorer et fouiller en solitaire, tandis que les autres détournaient l’attention de la tante de la disparue. La seul différence étant que cette fois-ci, elle n’aurait nul besoin de son évanescente brume empourprée pour arriver à ses fins, puisqu’elle avait été invité à se rendre au lieu de prédilection de ladite jeune fille : sa chambre. S’étirant lascivement, Lola fit mine de bailler avec, bien entendu grâce et politesse, et dit à l’attention de madame Bernstein :

‘’Veuillez m’excuser madame Bernstein, je crois que je suis vraiment épuisée après ce long et rude voyage… Si cela ne vous déranges pas, j’aimerais aller poser mon sac dans la chambre de votre nièce et faire un brin de toilettes, Pourriez-vous m’indiquer ou elle se trouve s’il vous plait ?’’

Puis, une fois que la veille femme se fut aimablement prêté à sa demande, la gothique romantique la remercia bien courtoisement et adressa quelques mots à Jolène dans un murmure, afin que nul autre qu’elle n’entende son propos :

‘’Continuez d’essayer d’en apprendre encore le plus possible de sa part, de mon côté je vais aller fouiller dans les affaires de Agnès afin de voir si je ne trouve rien d’intéressant susceptible de pouvoir nous renseigner plus encore sur sa disparition et sa vie à Houston…’’

Avant de finalement laisser ses camarades en compagnie de madame Bernstein et de cheminer d’un petit pas tranquille en direction de son propre terrain de jeu et avec l’espoir de découvrir de quoi enrichir leurs maigres, mais néanmoins précieuses informations gracieusement fourni par la vieille femme.
Ronan BackhouseInstitut : Élève
Ven 24 Fév - 17:50
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Institut : Élève
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Les dernières semaines à l’Institut avaient été calmes. Peut-être trop calmes pour les autres, mais pas pour Ronan qui n’avait pas vraiment connu l’excitation et le stress dû aux missions. La seule à laquelle il avait participé était une mission virtuelle qu’il avait abordée plus comme un jeu vidéo. Il avait surtout pu faire connaissance et équipe avec l’un des piliers des X-Men, Edéas. Les autres (à part peut-être Johanna) qui l’accompagnaient au Texas, il ne les connaissait pas plus que cela, finalement. Depuis le briefing de l’entrainement, il évitait Jolène qu’il avait trouvé plutôt flippante. Juliette, il ne la connaissait pratiquement pas et n’avait jamais osé l’aborder, même si (ou parce que ?) il aimait bien son look et son attitude générale. Quant à Kalalli… Pour Ronan, c’était le vrai chat noir de l’Institut. Celui qui attirait toutes les embrouilles. C’était pendant une réception en son honneur que le cyberpathe avait fait irruption à l’Institut et ça s’était pas franchement bien terminé. Et un peu plus tard, il s’était carrément fait enlever. Autant dire que la présence du petit inuit lors de cette mission ne rassurait franchement pas Ronan.

La mission elle-même, le jeune homme n’y comprit pas grand-chose. Elle faisait référence à des personnes qu’il ne connaissait pas et tout ce qu’il retint, c’est qu’il allait falloir se rendre dans le dernier endroit au monde où un mutant normalement constitué aimerait aller. Ça plus la certitude de ne pas être à la hauteur, vu son inexpérience totale, donnait un grand sentiment de malaise à Ronan. Les autres purent s’en rendre compte lors du trajet initial, où il ne dit quasiment pas un mot.

*
* *

Le Texas. À première vue, l’endroit n’était pas si différent. Pas de milice qui paradait dans la rue à traquer les pauvres petits mutants. Les mains dans les poches, Ronan suivit ses camarades, plutôt en mode ‘observateur’. Ils se retrouvèrent rapidement chez une vieille dame qui les invita à dormir chez elle. Le jeune homme ne put s’empêcher de trouver curieux qu’une dame aussi méfiante au premier abord propose de les héberger finalement aussi rapidement. Mais les mutants ne pouvaient décliner une telle offre qui leur facilitait la tâche : non seulement, ils pourraient approfondir leurs investigations, mais en plus ils étaient logés au frais de la princesse âgée. D’ailleurs, Ronan ne put s’empêcher de lâcher une remarque amusée en direction de ses deux camarades masculins.

« Preums sur le lit ! »

Puis il vit à nouveau ses partenaires se mettre à l’œuvre. À l’évocation d’un certain Bobby Lee, des regards furent échangés entre les filles. Visiblement, Juliette ne voulait pas perdre de temps dans son enquête et tenta de s’éclipser le plus rapidement possible, alors qu’Edéas et Jolène essayait de soutirer des infos à la vieille tante. Et lui, que pouvait-il faire ? Il jeta un coup d’œil circulaire pour tenter d’apercevoir un ordinateur, ce qui était peu probable chez une personne âgée. Ensuite, il s’adressa à son tour à son hôtesse.

« Excusez-moi d’abuser madame, mais je meurs de soif. Ça vous embête si je vais chercher un truc à boire à la cuisine ? Qui a soif ? »

Le garçon fit des efforts monumentaux pour paraître le plus poli possible, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Il espérait que lui aussi parviendrait à inspirer confiance. S’il y parvenait, il espérait fouiller un peu la cuisine. Peut-être y trouverait-il une lettre aimantée au frigo ou un numéro de téléphone, ou mieux ! De quoi se faire un sandwich au salami !
Kalalli RenandInstitut : X-Men
Sam 25 Fév - 21:25
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Lorsque la femme ouvrit la porte, Kalalli s'effaça rapidement face à Juliette qui expliqua leur présence ici. Le garçon se crispa un peu à la main posée sur son épaule par Jolène. Il n'arrivait malgré tout pas à lui pardonner les évènements chez les Amis. Il ne lui faisait plus vraiment confiance depuis qu'elle avait défendu un ennemi qui avait était à deux doigts de faire éclater la tête de l'Inuit quelques secondes plus tard.

Kalalli suivit le petit groupe qui pénétrait dans la maison après la proposition d'hébergement de la tante d'Agnès en la remerciant poliment comme les autres venaient de le faire. Tandis qu'une partie d'entre eux interrogeaient la vieille femme et que Juliette allait se coucher, l'illusionniste rendit un petit sourire triste à Ronan qui voulait prendre le lit.

" Vas y, je suis habitué à dormir parterre... " même si le sol était recouvert de coussinets à ce moment là, dans sa cellule.

Le garçon ne savait pas quoi trop faire pendant que le cyberpathe partait à la cuisine. Restant auprès des autres, il ne fit qu'écouter les réponses de la tante, pas très à l'aise. Il avait un peu peur de la suite des évènements.
FortuneSans étiquette
Mar 28 Fév - 12:08
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Sans étiquette
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Madame Bernstein s'adoucit quand Edeas mentionna ce qu'il avait vécu avec Agnès au Canada. Elle répliqua d'une voix attendrie :

"Oh, vous êtes Edeas. Agnes m'a beaucoup parlé de vous et de ce que vous avez vécu ensemble. Vous savez... Ma nièce a eu une vie assez difficile jusqu'à présent et vous semblez être l'une des rares bonnes choses qu'il lui soit arrivée. J'ai toujours pensé qu'un jour vous finiriez ensemble - à l'entendre - mais depuis, il y a eu Bobby Lee..."

Elle opina du chef aux paroles de Jolène puis ajouta :

"Il est effectivement étudiant au campus de Houston. C'est même le Président des Jeunesses Confédérées. Elle n'avait pas l'air de tenir plus que ça a lui aussi j'ai été très surprise quand elle m'a annoncé qu'ils commençaient à sortir ensemble... Elle a même rejoint les Jeunesses Confédérées... Mais je ne suis qu'une vieille dame, alors il faut que jeunesse se passe !"

La vieille dame indiqua à Juliette que la chambre se trouvait à l'étage et montra la cuisine à Ronan.

*
**

Juliette, en pénétrant dans la chambre de la jeune fille, découvrit une pièce qui n'avait pas été aérée depuis un petit moment. Il y avait un lit, des cahiers de cours, une armoire avec les vêtements de la jeune fille, un petit bureau couvert de papiers et de bande-dessinées et un ordinateur.

*
**

Dans la cuisine, Ronan trouva son bonheur en matière de victuailles. En revanche les numéros de téléphone accrochés à la porte du frigo était de nul intérêt...

Il tomba, néanmoins, sur ce qu'il crut être de prime abord un prospectus. Il s'agissait en fait d'un papier qui - certes avait du être glissé dans la boîte aux lettres de Madame Bernstein - relevait de la propagande gouvernementale. Le texte en était le suivant :

"Patriotes !

Il faut aider le Gouvernement Confédéré en signalant tout individu suspect (mutant, noir, indien, gauchiste, homosexuel, bouddhiste, asiatique, hispanique, handicapé) à l'antenne locale des Jeunesses Confédérées la plus proche de chez vous.

En raison de mesures promouvant la sécurité sanitaire, il est nécessaire de reloger toutes ces personnes dans un centre adapté à leur mode de vie.

Merci de geste patriotique !"

Il y avait au dos du tract le numéro de téléphone de la permanence des Jeunesses Confédérées de Rockdale et une mention sur la possibilité d'obtenir un abattement fiscal en cas de signalements multiples.
Juliette DagonInstitut : X-Men
Mar 28 Fév - 21:57
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Tout en montant les marches de l’escaliers menant à l’étage, Juliette repensa à ce que madame Bernstein avait dit… Président des jeunesses confédérées, rien que ça… C’est qu’elle en avait fait du chemin la sale petite brute xénophobe, depuis son lamentable échec d’il y a trois ans. Nul doute que s’il mettait aujourd’hui la main sur quelques-uns des mutants responsable de son échec d’alors, ceux-ci risqueraient d’en payer chèrement le prix. Heureusement, cette confédérations ignoble n’avait pas les moyens technique de repérer les mutants car sinon leur petite équipe d’infiltration et de secours n’aurait certainement pas pu aller bien loin dans sa mission. Mais il y avait tout de même une chose qui étonnait la gothique romantique : Si l’amie de Edéas était réellement une mutante, alors pourquoi avait-elle rejointe ces fameuse jeunesses au nauséabond parfum d’éclairs zébrés ?

D’après sa tante, elle ne paraissait pas très intéressée par la chose, à juste titre d’ailleurs, mais il semblerait que sa liaison avec Bobby Lee l’ai fait changé d’avis… Un soupir las fusa soudain des lèvres de la gothique romantique, comme un constat des plus évident : la jeune fille s’était admirablement bien fait embobinée par un beau parleur, il n’y avait quasiment pas le moindre doute sur ce point. D’ailleurs, si Bobby Lee sortait avec elle, c’était parce que Agnès avait du lui cacher sa mutation… Mais C’était d’autant plus inquiétant pour la jeune fille, que si jamais il avait découvert par la suite qu’elle était une mutante… En tous cas, voilà un scénario qui pourrait parfaitement expliquer la disparition soudaine et inopinée de la nièce de madame Bernstein.

Une fois à l’étage, Juliette dirigea ses pas en direction de la chambre qui lui avait été indiqué et elle y pénétra après en avoir ouvert la porte. La pièce était plongé dans l’obscurité et la première chose qui vint frapper la gothique romantique ce fut ce parfum reconnaissable entres toutes d’un endroit trop longtemps clôt. Ce qui, en l’absence de la locataire des lieux, n’était pas vraiment étonnant. A tâtons, Juliette finit par trouver l’interrupteur qui illumina la chambre une fois pressé. Elle était petite, quelque part assez intime… Mais cela avait au moins un avantage qui était celui que la fouille ne prendrait pas trop de temps. Déposant son sac de voyage sur le lit, Juliette commença par tourner sur elle-même afin de visualiser la chambre… Un lit, une armoire, un bureau… Un ordinateur…

Très vite, la gothique romantique mit en place un plan structuré afin d’aller au plus vite dans sa tâche. Elle commença par fouiller le bureau, ce qu’il y avait au dessus, mais aussi dans ses tiroirs. Elle tâta d’ailleurs le dessous de ceux-ci, afin de vérifier si il n’y avait pas un quelconque double fond ou bien encore le moindre documents, boite, CD, clé ou autre retenu par de l’adhésif… un classique, lorsque l’on désirait soustraire quelque chose au regard sans pour autant aller chercher un endroit savamment recherché… Sans oublier, l’arrière du bureau. Les cachettes les plus simples étaient les meilleures à ce qu’on disait. Une fois sa fouille complète du bureau terminé, l’italienne fouilla sous le lit et sous le matelas afin de vérifier si rien ne s’y cachait. Elle s’attaqua ensuite à l’armoire, la encore sa main glissa le long de l’arrière du meuble et sur son dessus, afin de vérifier que rien n’y avait été dissimulé. Bien entendu, le dessous de l’armoire n’eu pas la chance d’échapper à cette palpation en tout bien, tout honneur La découverte de l’intérieur suivit très rapidement et Juliette examina au passage chaque vêtements dans l’éventualité d’y découvrir quoi que ce soit d’utile.

Une fois tout ceci exécuté, la gothique romantique pu passer au morceau de choix : l’ordinateur de la jeune demoiselle portée disparue. Avec de la chance, il n’était pas protégé par un mot de passe… Mais si malencontreusement il l’était, alors cela signifierait que Agnès avait des petits secrets sur lesquelles elle ne souhaitait pas que sa tante tombe. Cette dernière n’ayant pas l’air d’être un as de l’informatique, si secret il y avait ils devaient être d’une nature autre que le simple secret de jeune fille en fleurs. Si le besoin d’une mot de passe se faisait sentir à un moment ou un autre au cours de son exploration du contenu de l’ordinateur, Juliette en avait déjà quelques uns en tête… Mais le premier que la gothique romantique utiliserait, après avoir entendu ce que madame Bernstein avait dit à propos de sa nièce, serait… Edéas !

Dans un soupir, Juliette s’installa devant le clavier et alluma l’ordinateur…
Edéas crugeInstitut : X-Men
Mar 28 Fév - 23:50
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Institut : X-Men
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Edéas surprit le regard entendu de Jolène et Juliette au sujet de Boby Lee, d’ailleurs le sous entendu de Jolêne le conforta dans son idée que cette dernière le connaissait ou tout du moins en avait entendus parler. Edéas avait cependant du mal à relier toute l’histoire entre elle.
Madame Berstein, changea lorque Edéas prononca son nom, visiblement elle avait entendue parler de lui, et un sourire géné, son visage empourpra totalement lorsque cette dernière mentionna qu’elle pensait qu’il finirait un jour ensemble. Cela datait maintenant et à l’époque il est vrai qu’Edéas avait eut des sentiments pour Agnès, cependant leur destin ne s’était pas recroisé et seule une profonde amitié était née entre eux. Mais pour être honnête Edéas était un peu perdu dans ses sentiments, il était avec Mina actuellement, mais il ne pouvait s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en repensant à cette fille.
Le jeune homme regarda ses camarades encore présent, il n’était pas question que la moindre chose au sujet d’Agnès filtre, si Mina l’apprenait, le jeune homme ne donnait pas cher de sa peau.
Edéas écouta attentivement la réponse qu’elle fit à Jolène, petit à petit l’histoire commença à prendre forme dans l’esprit d’Edéas. Le jeune homme ne put s’empêcher de se taper la tête sous le coup de la révélation et d’ajouter :

« Mais c’est bien sur… »

Il s’arrêta et regarda Jolêne et Kallali, que devait-il dire il ne le savait pas vraiment, de toute façon la tante avait le droit de savoir, si cette personne Bobby lee parlait à Jolêne et juliette c’est que cela ne pouvait avoir qu’un rapport avec cette mission pour secourir la petite grenouille, comment s’appelait-elle déjà ? il ne s’en souvenait plus mais toute cette histoire était en lien avec la leur il en était sur.

« Madame Bernstein, votre nièce à du cran, je ne vais rien vous cacher, si vous me connaissez vous savez que je suis un mutant et votre nièce l’était aussi. Il est improbable qu’elle soit sortit avec ce bobby Lee, s’il est comme vous dites président des Jeunesses Confédérées. »

Edéas fit une pause il doutait de devoir poursuivre mais il devait dire à ses camarades le fond de sa pensée et puis quel intérêt aurait madame Bernstein à les trahir, ils étaient les rares personnes à pouvoir sauver Agnès.
« Votre fille est sortie avec lui dans le but d’avoir des informations et d’infiltrer l’organisation, j’en suis sur car voyez vous elle appartenait au cercle de houston l’un des rare groupes mutants à tenter de se défendre en confédération américaines. Sa couverture à dut-être éventés et elle c’est retrouvé captive ainsi que les autres. »

Le jeune homme se rapprocha de Madame Bernstein, son ton était sérieux et exprimait toute la nature de ses sentiments.
« Madame, avez-vous un moyen de contacter se Bobby ? C’est peut être l’une de nos chances de retrouver votre nièce vivante. »

Oui il ne pouvait en être autrement Agnès c’était fait découverte, cela expliquait tout et ce Bobby lee, il devait en être le responsable. Il ne fallait mieux pas qu’Edéas le trouve car alors il ne savait pas quel sort il lui réserverait.
FortuneSans étiquette
Mer 29 Fév - 11:34
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Au gré de ses recherches, la gothique romantique ne trouva guère de choses que des chaussettes sales et divers papiers sans intérêt... Pourtant, un premier élément attira son attention : sous le lit, un bloc notes couverts de lignes tracées par une écriture toute féminine...

Il ne s'agissait pas à proprement parler d'un journal comme aurait pu l'espérer Juliette. En fait, majoritairement il y avait des cœurs et un prénom qui revenait sans cesse : Edeas.

En tournant rapidement les pages du cahier, Juliette tomba - en plus des coeurs susmentionnés et de diverses listes de choses à faire pour l'école - sur un poème et un article.

Le poème était le suivant :

"Je suis femme et humaine.
En tant que femme, je me languis,
En tant qu'humaine, j'agis,
Prise entre l'amour et la haine !

Mon aimé, je te trahis,
Le monde entier me baigne,
Et mon petit cœur saigne,
Ma main dans celle de Bobby,

Je ne peux fermer les yeux,
devant tant de haine,
Alors plus grande est ma peine,
Quand je sais qu'on ne finira pas vieux !"


Quant à l'article :

"Coucou les gens, ici Anarchie Texane !

Je sais que vous attendez plus d'informations quant aux différentes actions à mener mais aujourd'hui je vais vous parler d'autre chose : il est question ici de culture.

Les Belugistes et l'armée de fachos qui ont pris le contrôle du pays sortent volontiers leurs revolvers quand il entendent parler de culture et c'est pour cela que tout est aussi naze dans les librairies, bibliothèques et points de presse.

Pourtant, ils peuvent vouloir contrôler tant qu'ils veulent ce que nous lisons, écoutons et regardons, ils ne sont pas omnipotents pour autant !

J'ai envie de vous parler de la petite bande-dessinée que j'arrive à faire importer depuis la République Fédérale Américaine. Je ne vous dirais pas comment, on ne sait jamais qui a pu obtenir l'adresse de ce site ^^

Il s'agit d'Academy X ! Un magasine 100 % consacré aux mutants. Leurs aventures sont folles ! Et tellement loin de nos préoccupations... A vrai dire, ils sont mutants et ils ont rejoint une école quelque part à New-York. Là, sous la houlette de leur directrice la belle Georgia ils apprennent à maîtriser leur pouvoir et luttent contre l'injustice sous toutes ses formes...

Bien sur, il y a aussi de la romance ! Je passerai sous silence le triangle amoureux trop mignon existant entre Kalalli, Ronan et Jay ! L'auteur démontre à la perfection que même à trois on peut toujours s'aimer...

Il y a aussi la belle Jolène et la romantique Juliette pour réveiller les garçons quand ils sont dans un trip love-love ^^

Et puis, mon préféré c'est Edeas - il me fait énormément penser à quelqu'un que je connais d'ailleurs ^^ - même si je suis un peu jalouse de sa relation toute particulière avec Jin... Quoi que Jin est aussi trop canon !

Bref, un petit fascicule rafraichissant en provenance directe du pays des mutants ! L'auteur, Dan Care, sur lequel on ne sait pas grand chose accomplit un travail formidable ! Ils ont tous l'air si réel ! D'ailleurs ne le seraient-ils pas ?"


Enfin, Juliette réussit à ouvrir l'ordinateur d'Agnes en utilisant le mot de passe auquel elle avait songé... Bénies soient les adolescentes amoureuses !

Plusieurs icônes apparurent sur l'écran :

Dossiers Agnes
Cercle de Houston
Anarchie Texane


*
**

Madame Bernstein se pinça les lèvres et parut estomaquée par les révélations d'Edeas. Elle mit quelques instants à pouvoir dire :

"Mais... Mais... Ma nièce n'est pas une mutante ! Je l'aurai su sinon !"

Puis, elle marqua une pause et ajouta :

"En revanche, elle est suffisamment exaltée pour avoir pris ce genre de risques... J'espère qu'elle est bien traitée là où elle est détenue... Je l'espère..."

Elle baissa les yeux et termina tristement :

"Je n'ai pas les coordonnées de Bobby Lee mais je pense qu'en contactant la permanence des Jeunesses Confédérées à Rockdale, vous devriez pouvoir le trouver..."

Madame Bernstein prit un annuaire papier et nota l'adresse et le téléphone sur un post-it qu'elle remit à Edeas.
Juliette DagonInstitut : X-Men
Mer 29 Fév - 21:29
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Institut : X-Men
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En dépit de ses recherches minutieuse, la gothique ne trouva rien de plus intéressant que ce bloc-notes glissé sous le lit de l’adolescente. Des le premier regard porté sur l’objet en question, elle pu, sans se tromper, définir très clairement que Agnès était empreinte d’une nature profondément fleur bleue et d’un romantisme aussi attachant que fondamentalement innocent. C’était une forme de romantisme propre à l’âge de l’adolescence, qui ne pu que trouver grâce et compassion auprès de la gothique, elle-même d’une nature romantique… Légèrement différente toutefois, point trop n’en fallait non plus. La sienne avait mûrit avec l’âge et, si tant est que cela fut un jour le cas, la jeune femme avait dépassé depuis longtemps ce stade idolâtre de l’autre.

Hormis les myriades de constellations de cœurs, petits et grands, accompagné ou pas du nom de l’être élu et destiné, le bloc-notes ne contenait rien de vraiment intéressant, hormis un poème visiblement inspiré par les dieux de l’amour eux-même et un bien singulier article, lui-même signé par une toute aussi singulière plume au nom provocateur. Le poème, dans son imprudence toute juvénile et naïve, laissait plus ou moins comprendre que l’amie de Edéas avait apparemment décider d’agir en infiltrant de son propre chef les jeunesse confédérées, si Juliette comprenait bien l’allusion à Bobby Lee et son petit cœur qui saignait d’avoir trahi son bien-aimée. Elle y avait plus ou moins vu un devoir moral auquel elle ne pouvait humainement pas se soustraire… Diantre, on était presque dans un répertoire tragique avec une telle décision, pas de doute là-dessus. Quoi qu’il en soit, pour quelqu’un qui s’était mis en tête d’infiltrer un quelconque groupe ce n’était pas vraiment sage de laisser une trace écrite de ses intentions… Très poétique, certes, mais résolument irraisonnable et les missions que la gothique romantique avait pu faire depuis son arrivée au précédent institut, la confortait pleinement dans son point de vue. Finalement, Juliette craignait que l’adolescente se soit lancé dans quelque chose dont elle n’avait pas vraiment conscience du danger encouru…Typiquement adolescent en fin de compte.

L’article signé Anarchie texane fit comprendre à l’italienne que cette même Agnès avait plus ou moins organisé une sorte de rébellion individuelle contre le régime de la confédération. En soi, le texte n’était pas vraiment transcendant. Mais ce qui attira particulièrement l’attention de la gothique romantique, ce fut le passage sur ce comics intitulé Academy X et qui racontait visiblement les aventures extraordinaire de mutants vivant dans un certain institut à New York, dirigé par une certaine Georgia et qui luttaient contre l’injustice avec un grand I… Si la ressemblance avec un certain institut situé lui aussi à New York ne lui avait pas déjà littéralement sauté aux yeux, Juliette ne pu que se rendre à l’évidence en lisant les noms familiers, dont le sien, qui figuraient apparemment dans ce comics en tant que héros de l’aventure… Avec toutefois une petite différence, dans les faits évoqués par la rédactrice. Le nom de l’auteur ne lui était pas inconnu non plus… Dan Care… Daniel Caremus… Cornelius Van Damme… Un soupir fusa des lèvres de la gothique romantique, qui pensait en avoir fini avec cet homme et toute l’histoire qui l’accompagnait. Elle avait pourtant la preuve sous le nez qu’elle s’était trompé et que, de surcroît, ce dernier était très bien renseigné sur l’institut… Trop même, c’était des plus louche en vérité.

Mais ce qui inquiétait Juliette, c’était le fait que ce comics puisse avoir influencé l’adolescente dans sa folle tentative d’infiltration. Ce qui, dans les faits, revenait à dire que c’était eux, membres de l’institut, ancien ou nouveau, qui pouvait inspirer des actions aussi sottes, sans avoir reçu la moindre préparation en la matière. Cela avait été le cas des premiers résidents du précédent institut et cela leur avait chèrement coûté en terme de vie humaine malheureusement. Alors, que quelqu’un ose se servir de leurs noms et de leur histoire pour pousser des jeunes gens à commettre des folies insensées, exaspérait grandement la gothique romantique qui jugeait cela totalement irresponsable. Néanmoins, l’heure n’était pas à cela et d’un geste vif elle arracha les pages du poème et de l’article afin de les mettre dans une de ses poches et de les faire voir aux autres un peu plus tard. Dans la foulée, Juliette fouilla dans la pile de comics précédemment découverte et elle s’empara des quelques numéros de Academy X qu’elle pu trouver afin de les glisser dans son sac de voyage dans le but de les parcourir plus attentivement une fois cette mission terminé. Peut-être même s’y abonnera-t-elle une fois de retour à New York… Qui sait, peut-être y apprendraient-ils des choses intéressantes.

Une fois cela fait, elle s’installa donc devant l’ordinateur de l’adolescente qui, heureusement, ne dérogeait vraiment pas aux règles élémentaires du romantisme vu par sa tranche d’âge. Son mot de passe balaya instantanément la barrière que la jeune fille avait voulu protectrice pour ses petits secrets, et Juliette se trouva face à trois dossiers… Un sur l’adolescente elle-même, un second sur ce groupe de mutants se battant pour leurs semblable, le fameux Cercle de Houston et enfin, un dernier sur son avatar de rebelle de l’ombre… Après un instant de réflexion, la gothique romantique décida de commencer par examiner le dossier sur le Cercle de Houston. Peut-être que dans son imprudence chronique, l’amie de Edéas aura noté les identité et les moyens de joindre le autres membres du Cercle, ce qui pourrait éventuellement se révéler des plus utiles. Puis, elle enchaînerait avec le dossier sur Anarchie texane, afin de voir de quels moyens d’agir Agnès parlait exactement dans son dernier article. Enfin, elle regarderait dans le dossier du même nom que la jeune fille, ne s’attendant à y trouver que des choses d’adolescentes, des plus classique.
Kalalli RenandInstitut : X-Men
Ven 2 Mar - 1:14
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Institut : X-Men
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Kalalli essayait de rattacher les wagons de ce qu'il entendait. L'Inuit n'était pas très familier avec toute l'histoire qui tournait autour d'Agnès. Il savait pour le cercle de Houston qui avait résisté un certain temps à la confédération avec de céder. Agnès avait un petit ami qui était Bobby Lee et qui était un chef de la jeunesse confédérée, et leur liaison était factice car Agnès ne voulait qu'obtenir des informations grâce à Bobby. Edeas n'y était pas allé par quatre chemins pour annoncer à la tante de la jeune fille qu'elle était mutante, ce qu'elle semblait ignorer.

Maintenant, il fallait espérer que cette femme était digne de confiance. A vue de nez, elle devait l'être, mais tout le monde pouvait savoir jouer la comédie. Le climat de terreur qui régnait ici était probablement capable de modifier même les meilleures personnes en des traîtres. Finalement, Edeas avait demandé comment communiquer avec ce Bobby, pour essayer de retrouver Agnès et sa tante leur avait dit que la permanence des jeunes confédérés pourraient surement les renseigner.

" Tu crois que Bobby serait prêt à nous aider à retrouver Agnès ? On risque gros à lui parler de tout ça, non ? Et même s'il le voulait, tu es sûr qu'il aurait des informations ? Sinon il faut dire qu'on veut rejoindre les jeunesses, mais appeler au milieu de la nuit pour ça, ce n'est pas crédible. Il faudrait attendre demain matin si on fait ça. "

Kalalli avait sommeil. Depuis qu'il était revenu de sa prison blanche et retrouvé un rythme de sommeil relativement normal, il était réglé sur du papier millimétré pour son heure de couché qui était passée depuis bien longtemps maintenant.
Ronan BackhouseInstitut : Élève
Sam 3 Mar - 18:37
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La réponse de Kalali perturba un peu le jeune garçon. Il avait oublié les terribles épreuves qu’il avait traversées et sa tentative d’humour était lamentablement tombée à l’eau. Il lâcha un petit sourire en direction de son camarade pour lui faire comprendre qu’il était désolé.

Puis, Ronan quitta temporairement ses camarades et leur hôtesse pour visiter la cuisine. Rien d’extraordinaire ne s’y cachait, mais il trouva des tranches de rôti froid dans le frigo et du pain de mie. Il se prépara un sandwich qu’il engloutit en moins d’une minute, le temps de faire un tour rapide et exhaustif à la recherche d’indices. Il ne trouva qu’un prospectus franchement flippant qui lui donna la chair de poule. Non seulement, les mutants étaient impitoyablement traqués, mais visiblement c'était le cas de tous ceux qui arboraient une différence. Cela lui rappela un vieux cours d’histoire à propos d'une guerre en France ou en Allemagne, enfin dans un pays lointain…
Mais pourquoi un tel prospectus ici ? Il était difficile d’accuser la vieille dame de collaborer avec ces gens mais qu’un tel papier traîne ici et n’ait pas été directement jeté à la poubelle ne pouvait pas plaire au jeune mutant. Il s’empressa de prendre un plateau, d’y placer quelques verres et de remplir une carafe d’eau afin de rejoindre le plus rapidement ses coéquipiers et tenter de les prévenir que la tante ne serait peut-être pas aussi accueillante si elle apprenait leurs vraies natures.

Le cyberpathe fit à nouveau irruption dans la pièce au moment où Edéas révélait que la nièce était mutante et lui aussi par la même occasion. La vieille dame ne put cacher sa surprise. Tant qu’ils étaient en sa présence, les mutants ne pouvaient pas communiquer entre eux et Ronan ne pouvait pas révéler ses doutes au grand jour. Il leva les yeux au ciel et posa rapidement le plateau sur une table. Il fallait agir malgré tout. Alors que Mme Bernstein notait le numéro pour Edéas, Ronan s’approcha discrètement du téléphone fixe de la maison et y posa la main. Il se concentra et fit tous son possible pour l’éteindre temporairement. Il voulait couper la connexion de sorte qu’il soit le seul à pouvoir le réactiver. Le but était d’éviter que la vieille dame ne contacte les autorités dès qu’ils seraient tous aller se coucher. Ou du moins de gagner du temps; mais pour cela, il devait détecter tous les téléphones, fixes ou mobiles du domicile, et les neutraliser tous sans exceptions.

Il savait que sa méfiance était peut-être exagérée, mais ils étaient en territoire ennemi et ils ne devaient faire confiance à personne. Du moins, c’était son avis.
Edéas crugeInstitut : X-Men
Lun 5 Mar - 0:21
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Edéas ne comprenait pas la négation de madame Bernstein. A moins qu’Agnès ne lui ait rien dit à son sujet. Remarque cela n’était pas si surprenant. Dans ce pays de dingue, être mutant n’était guère souhaitable. Edéas se contenta donc de répondre :

« Bien sur Madame Bernstein, j’ai du mal comprendre »


Inutile de vexer la tante, elle était l’une de leur seule alliée dans cet endroit. Cependant il préféra taire ses doutes quand aux traitements que les gens qu’ils l’avaient capturée lui réservait. Il n’était sur de rien, il ne savait même pas si elle était encore en vie à l’heure actuelle. Ce fut donc seulement son sourire qui répondit à la femme. Cette dernière enchaina alors, elle n’avait pas le contact de Bobby, mais une permanence des jeunesses confédérées se trouvait à Rockdale. Edéas s’écria alors :

« Nous devons les appeler ou y aller maintenant, il faut retrouver ce Bobby sans attendre »

Edéas prit le morceau de papier des mains de madame Bernstein. Depuis longtemps il n’avait pas ressentit cette rage au fond de lui-même, ce Bobby il avait les mêmes sentiments à son égard que ceux dirigée jadis contre Cornélius Van damme.

Heureusement Kallali était là pour calmer ses ardeurs, se retournant vers lui et répondant par la même occasion à ses questions Edéas répondit :

« Nan Kalla mais je pense qu’il sait ou se trouve Agnès, peut-être que nous pourrions mettre en place un plan pour le rencontrer »

Edéas avait en tête plusieurs idées plus ou moins bancales pour infiltrer les jeunesses confédérées. Cependant kalla avait raison il était tard et c’est avec une bonne nuit de sommeil qu’il faudrait agir pas avant :

« Madame mon camarade à raison, nous accepterions donc volontiers votre hospitalité pour là nuit »

Etant comme ses camarades d’un naturel prudent, avant de se coucher Edéas informerait ses camarades de l’installation avec l’aide de Ronan, sur la porte de leur chambre d’un détecteur de mouvement directement relié à leur communicateur, ainsi en cas de danger ils seraient tous prévénus.
InvitéInvité
Mer 7 Mar - 20:37
Jolène eut un petit air surpris en entendant Edeas lâcher tout de go la véritable raison de leur présence ici. C'était dangereux, c'était osé, mais il l'avait fait quand même. Il devait véritablement tenir à cette Agnès pour en arriver là. Cependant, il aurait pu tous les mettre en danger et compromettre la mission...Heureusement pour eux que ça n'ai pas été le cas. Elle espérait que la maison n'avait pas été placée sur écoute par diverses organisations peu recommandables. Sinon ils étaient parfaitement grillés pour la suite.
Enfin...ça avait porté ses fruits comme méthode, même si un frisson parcouru l'écossaise. Elle ne pouvait pas ne pas songer à...si jamais...Madame Bernstein paru étonnée -on le serait à moins- mais pas pour autant plus vindicative à leur égard. Soit elle n'avait rien contre les mutants, soit elle voulait récupérer sa nièce par dessus toute autre chose.

Dans un cas comme dans l'autre ils n'avaient qu'une seule piste maintenant: celle de l'adresse offerte par la tante. Celle de Bobby Lee. Haaa leurs retrouvailles allaient être joyeuses. Même après trois ans, les sentiments restent forts. Surtout les ressentiments. Elle ne pensait pas un jour le revoir et le ravoir dans ses pattes, ni les pattes des mutants. Il était encore plus stupide ou illuminé qu'elle ne l'avait crû.

Edeas commença à s'emporter, rapidement calmé par Kalalli et ses paroles pleines de bon sens. Une bonne nuit de sommeil s'annonçait. Enfin bonne à partir du moment où ils oublieraient qu'ils étaient un territoire ennemi, dans une maison surement surveillée par des anti-mutants illuminés. Ce qui n'allait surement pas être son cas. Il faudrait rester aux aguets le plus possible.

"Ces informations vont nous être utiles. Merci Madame."

Elle taisait ses craintes sur ce qui allait pouvoir lui arriver une fois qu'il quitteraient la maison. L'arrivée en masse de barbouzes par exemple. De toute façon elle ne saurait pas trop quoi lui conseiller. Résister et se faire frapper? Jolène savait déjà qu'elle ne tiendrait pas.

"C'est une bonne idée que nous allions tous nous coucher. Sans compter que nous avons dû vous réveiller Madame. "

Elle voulait accélérer le mouvement des foules vers le haut. Parce qu'elle avait des choses à dire à ses camarades concernant Bobby Lee. Du moins tout ce que sa mémoire lui permettrait de leur dire. Et l'idée de plan qui commençait à germer dans son esprit.
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[Rockdale - Texas] Looking for Agnes

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