Cent ans après leur extinction, les mutants réapparaissent. Quatre années de lutte contre des humains cherchant à les étouffer se solderont par une mystérieuse destruction de l'Institut Xavier. Trois ans plus tard, il est temps de rebattre les cartes.
 
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 [Appartement de Grégoire Delibes]

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Grégoire DelibesGanymède : Membre actif
Mer 20 Juil - 2:35
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Grégoire est locataire du 112 West 73rd Street, New-York. A mi-chemin entre Broadway et Central Park, le quartier est résidentiel mais assez animé. Le Verdi Square, à moins de cinq minutes à pied de chez lui est devenu son quartier général, presque exæquo avec sa terrasse donnant sur une cour intérieure très calme.


Il loge dans ce petit appartement, payé à moitié par ses parents depuis son retour aux Etats-Unis. Il habite au 3ème étage gauche.
Grégoire DelibesGanymède : Membre actif
Mer 20 Juil - 2:38
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Lorsque Grégoire reposa sa coupe de champagne à moitié pleine, il eut déjà l'impression d'être soûl. La tête lui tournait tellement qu'il ne remarqua presque pas les jeunes femmes dévêtues assises à ses côtés. C'est lorsque l'une d'entre elle se transforma en tigre qu'il ne put faire autrement que de lui prêter attention. La bête féroce s'avançait lentement, fixant le français dans les yeux, comme prête à lui sauter dessus. Dans un grognement terrible le tigre bondit sur le pauvre garçon qui chuta violemment au sol.

Grégoire, en sueur, chuta de son lit. La tête sur la moquette, une moitié du corps retenue par le drap encore attaché au lit, le français fut réveillé brutalement pour la troisième fois de la semaine. Tout en se dépêtrant du drap, il poussa un petit grognement qui semblait témoigner à quiconque voulait l'entendre qu'il était de mauvaise humeur.

Après s'être brossé les dents, il traîna ses pâtes jusqu'à la cuisine où il farfouilla dans un placard à la recherche d'un mug. Le précieux sésame en main, il se versa une tasse pleine de café dans l'espoir que ce breuvage lui redonne un aspect humain. Une fois la première gorgée prise, il se dirigea vers la terrasse, comme à son habitude. Le temps était couvert et compte-tenu de sa tenue, Grégoire allait sûrement avoir froid. Malgré tout, il avait besoin d'air frais après la soirée qu'il venait de passer. Il braverait donc ce ciel gris pour quelques minutes : histoire de réfléchir à ce qu'il allait pouvoir faire de son week-end.
Michael KäferböckGanymède : Membre actif
Jeu 18 Aoû - 0:25
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Saut temporel Arrow

[SOIRÉE DU 4 JUIN 2112, PEU AVANT 21H]

Michael était devant la porte de l'appartement de Grégoire. Il sortit nerveusement son téléphone de sa poche et vérifia une fois de plus qu'il n'avait pas raté un appel ou un message. Rien. La porte de la cage d'escalier venait de se fermer derrière lui. Il soupira. Rangea son téléphone dans sa poche. Leva la main. Se mordit la lèvre. Un léger tintement provenait de son sac de toile. Les contenants glissaient les uns sur les autres. Grégoire ne lui avait pas répondu. L'autrichien fronça les sourcils. Fit glisser ses dents sur sa lèvre. Un petit bruit de succion. Que faisait-il là? Comment le français percevrait-il son attitude? De la témérité? Une simple tentative de réparer les pots cassés? Serait-il ennuyé? Il n'y avait qu'un seul moyen de savoir.

Dans un nouveau soupir, Michael ferma les yeux et laissa tomber sa main, refermée en un poing, contre le panneau de la pote, qu'il cogna de trois coups, puis il rouvrit les yeux, tira sur le bas de son t-shirt et replaça sa main contre sa cuisse en attendant que Grégoire vienne lui répondre. Il retenait son souffle, pour mieux entendre les éventuels bruits de pas de l'habitant de ces lieux, regarda sa montre en songeant que Grégoire était probablement déjà en route pour se rendre chez Jason, puisqu'il commençait à se faire tard. Le germanophone pesta contre lui-même, de ne pas s'être présenté plus tôt, éloigna sa montre de ses yeux, qu'il releva, entendit davantage la poignée tourner qu'il ne la vit, sourit, regarda impatiemment la porte s'ouvrir et vit Grégoire, devant lui.

-Zalut Grégouare! Tu vas bien? tu as reçu mon message, j'espère? Je t'ai apporté un cadeau, comme le veut la tradition chez moi. Tu aimes le pain d'épices, j'espère!

La main dans les profondeurs de son sac de toile, Michael arrêta son geste, fronça les sourcils comme lui seul savait le faire et releva la tête vers le français. Il ne put s'empêcher de sourire, sans savoir si c'était parce qu'il se sentait ridicule d'avoir débouler tant de mots en si peu de temps, ou simplement parce que Grégoire et lui faisaient la paix.

-Je dérange pas, hein?

Il termina sa plongée dans le sac, les bouteilles de Schnaps s'entrechoquant contre le bol de Käsespätzel qu'il avait préparé pour la soirée. Il ne savait pas trop ce que Jason espérait d'eux, mais ça lui semblait couler de source qu'ils devaient apporter un petit quelque chose pour le remercier de son invitation. Quant au gâteau, c'était véritablement la tradition germanique, le cassage de tête en moins. Michael n'avait aucune idée de ce dont l'aérokinésiste pourrait avoir besoin, aussi avait-il opté pour de l'éphémère. Des fleurs auraient été un peu déplacées, il restait le comestible. C'est à ce moment que le bât blessa : quoi donner à un français. La limite des talents culinaires de Michael affrontait l'énormité et la complexité de la gatronomie française. Rien qu'il eut pu faire ou acheter n'aurait été à la hauteur, lui semblait-il. De la bière? Barbare... Michael les laissa donc à l'appartement. Du vin? C'était comme offrir une chaussure à un cordonnier. Des pâtisseries? Oui, mais encore... Finalement il avait songé au gâteau.

Il le lui tendit avec un sourire timide.

-C'est moi qui l'ai fait. C'est pas nécessaire de le manger tout de suite, on va être en retard chez Jason...
Grégoire DelibesGanymède : Membre actif
Jeu 18 Aoû - 1:42
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Grégoire était très en retard. Il était plus de huit heures et il n’avait toujours pas quitté son appartement. Malgré ses efforts pour rattraper son retard, il semblait ne rien pouvoir faire contre les minutes qui ne cessaient de défiler sous ses yeux. Où était sa chemise ? Où était son téléphone ? Où étaient les bouteilles qu’il avait prévu d’apporter à Jason ? Le français était dépassé par les évènements, il fallait bien le reconnaître.

Dans sa salle de bains, il fredonnait en se brossant les dents. Qui serait donc présent à cette fameuse soirée. Sur le forum Gany, peu de réponses avaient été postées. Jason lui avait parlé de deux trois membres qu’il connaissait. Peut-être cette soirée serait l’occasion de rencontrer des gens sympas et ainsi renouer avec une vie sociale qui ne rimait pas avec bière-pizza-télé.

La brosse en bouche, il fit quelques pas pour se retrouver devant sa penderie. Cela ne servait à rien de chercher longtemps : il n’avait pas beaucoup de choix. Deux-trois chemises, quelques t-shirts délavés. Il passa en revue les quelques cintres qui supportaient ses reliques puis revint sur la première qu’il décrocha énergiquement pour la jeter sur son lit où était également posé un pantalon de toile bleue. Il l’enfila en sautillant, du dentifrice plein la bouche. Il retourna dans la salle de bains afin de se rincer la bouche quand il crut entendre frapper à la porte. Grégoire soupira : ce n’était vraiment, vraiment pas le moment. Il attrapa une serviette qu’il passa autour de son cou afin de ne pas ouvrir la porte complètement torse-nu. De toutes façons, il ne comptait qu’entr’ouvrir la porte et envoyer bouler quiconque venait le retarder davantage.

Grégoire se planqua derrière la porte qu’il ouvrit… sur Michael. Incroyable situation. Mais que faisait-il là ? Oui, bien sûr, il l’avait invité mais ce n’était pas vraiment le bon moment pour faire la causette et rattraper le bon vieux temps ! Le français n’eut même pas le temps de lui poser la question que Michael se lança dans un monologue de questions-réponses qui mit un sourire aux lèvres de Grégoire, qui répondit à la question en secouant sa tête de gauche à droite. Il le laissa chercher dans son sac afin de lui offrir son cadeau. Grégoire trouva l’intention charmante mais la situation était délicate : comment prendre le gâteau en restant planqué derrière la porte comme une collégienne complexée par la naissance de ses formes ?

« Merci, c’est très gentil », dit-il d’un ton mal assuré. « Non, je n’ai pas eu ton message et je dois dire que je ne t’attendais pas mais ne t’inquiète pas. De toutes façons, on va au même endroit, donc tu as bien fait de passer. Mais, entre je t’en prie », dit-il en tendant son bras afin de prendre le gâteau. « Installe toi dans le salon, je vais enfiler un t-shirt, je reviens ».
Il disparut dans la chambre après avoir mené son ami dans le salon.

« Alors, ça s’est bien passé à l’Institut ? », dit-il depuis la chambre.

Etait-il en train de faire la conversation ? Comme si de rien était ? Il avait chez lui le garçon qui lui avait brisé le cœur et avait pulvérisé d’un seul coup le peu de confiance qu’il avait en lui ainsi que sa capacité à s’accepter et… il faisait la conversation ? Bon, et puis après tout, il n’allait pas commencer par « Bon, alors, pourquoi tu ne t’es pas battu pour nous ? », ça ne l’aurait pas fait dès le début. Mais peut-être y viendrait-il rapidement.

Grégoire revint dans la salle, habillé sobrement.
Spoiler:
 
Il venait sans aucun doute de s’asperger de parfum vu l’agréable odeur qu’il dégageait et terminait d’arranger sa coiffure. Il passa dans la cuisine et disparut derrière le bar pour y sortir deux bouteilles de vin.

« Tu veux boire quelque chose ? Remarque, tu veux peut-être qu’on y aille tout de suite, non ? Moi je suis prêt ». Grégoire ne savait pas ce qu’il préférait à vrai dire. Ce qu’il savait c’est que cette situation le mettait extrêmement mal à l’aise et que s’il l’avait vu venir, il s’y serait sûrement préparé.
Michael KäferböckGanymède : Membre actif
Jeu 18 Aoû - 2:49
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Le temps de réaliser que Grégoire s'obstinait à ne pas lui ouvrir la porte complètement, Michael crut qu'il lui faisait peur. Ou que le Français n'avait jamais réellement cru que l'Autrichien accepterait son invitation. Ou encore qu'il avait quelque chose à cacher. Ou quelqu'un? Et il hochait négativement de la tête. Michael se mordit de nouveau la lèvre. À ce rythme, il finirait pas y creuser une tranchée.

Par toutes les punaises d'Europe, Grégoire n'avait pas reçu son message! Michael aurait mieux fait d'aller directement chez Jason, alors! Puis Michael souffla. Grégoire était simplement timide parce qu'il était torse nu. Se dirigeant vers le salon, Michael ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil aux morceaux de peau dénudée qu'il put fugitivement apercevoir. Il détourna ensuite le regard, en s'asseyant du bout des fesses sur le canapé, comme un petit garçon intimidé.

-Correct. répondit Michael, avant de relancer. J'ai cru comprendre que ça avait bien été avec Leah et euh... l'autre?

Il poursuivit, sur un ton un peu plus éteint, comme nostalgique, ou envieux :

-J'imagine que ça fait du bien de rejouer les héros, non?

Grégoire sortit alors de sa chambre en trombe et quelque chose tira un sourire à Michael, qui prit également une posture plus décontractée. Était-ce l'activité de Grégoire, semblable à une tornade, ou la douce effluve qui avait chatouillé ses narines qui lui tira ce soulagement? Allez savoir.

-Oh! répondit-il, comme surpris, à l'homme derrière le bar. On est déjà en retard tu sais, mais...

Ça lui ferait plaisir. Il jouait avec la ganse de son sac en cherchant un prétexte pour rester un peu. S'attarder et profiter de sa seule compagnie... Comment Grégoire faisait-il pour créer de tels désirs chez Michael alors qu'il lui en voulait probablement encore de sa lâcheté passée?

Il pensait bien avoir trouvé une bonne excuse : ce genre de fête ne demandait pas une ponctualité suisse. Et ce serait impoli de refuser. Sans compter qu'ils pourraient sceller leur trêve par le fait même. Et goûter son gâteau. Plein de bons prétextes! Aussi se leva-t-il, son sac toujours à la main, pour aller rejoindre Grégoire et accepter son offre.

-Ca me ferait plaisir de prendre un werre en tête à tête.

Les mots étaient sortis spontanément, sans qu'il n'y pense, mais une fois qu'il les entendit, ses yeux s'arrondirent et se fixèrent dans ceux de Grégoire. Et ses prétextes? Où étaient passés ses prétextes? Voilà que ses tripes avaient décidé de parler sans l'accord de son cerveau.

-Je... je veux dire...

Ce qu'il voulait dire? Oh, pas grands choses. Rien qui ne se résumasse en moins de mots que la liasse de feuille qui sommeillait sous son oreiller. Vraiment bien peu, sinon qu'une lettre qu'il n'avait jamais eu le courage d'envoyer.

-Je veux dire... p... pour accompagner le... un morceau de gâteau... bafouilla-t-il, crispé comme si il venait de plonger au coeur de la boîte de Pandore.
Grégoire DelibesGanymède : Membre actif
Jeu 18 Aoû - 12:00
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Devant la glace, Grégoire se tartina le visage de la crème qu’il s’était achetée. Il enfila rapidemment son t-shirt et sourit tout seul à penser qu’il avait ouvert à Michael à moitié nu.

L’air amusé, il répondit à l’autrichien, installé dans son salon :

« Sergio ! Oui, il est très gentil. D’ailleurs, il sera là ce soir je pense. Enfin, je crois, ça serait cool. La mission au Japon s’est bien déroulée et c’est vrai que je ne pensais pas prendre autant de plaisir à retrouver le service actif. Mais c’est vrai que ça à quelque chose d’excitant ! »

Une fois de retour dans la salle pour préparer ses affaires, Michael accepta son verre, non sans se reprendre à deux trois fois pour ne pas paraitre trop entrepenant. Afin de sûrement mieux contrôler la portée de ses paroles, il s’était levé et avait rejoint le français dans la cuisine. Grégoire ne réagit pas : pas une rougeur, pas un sourire. Il continua de farfouiller dans ses placards afin de leur dénicher deux verres. Grégoire pointa du nez le tabouret à côté duquel son ami se tenait.

« Tu peux t’asseoir, j’en ai pour deux secondes ».

Le français sorti quatre petites bouteilles de soda ainsi qu’un bière ne sachant ce que l’autrichien préfèrait. Il posa l’ensemble sur le bar, accompagné d’un ouvre-bouteille. Tout ceci signifiait « sers-toi », « à la bonne franquette », « pas de prise de tête et surtout pas de pseudo verre-rendez-vous-rapprochement ». Tout sauf ça.

« Tu veux un morceau de gâteau ? C’est à quoi ? » demanda t-il en même temps qu’il ouvrait l’emballage afin d’en couper des petites parts qu’il posa sur une assiette. Ses gestes étaient très attentionnés, très lents, comme pour retarder le moment où il devrait s’asseoir en face de Michael et qu’il devrait, sans pouvoir se chacher derrière quoi que se soit, lui parler pour la première fois depuis trois ans.

Le français envoyait de temps à autre des coups d’œil furtifs vers son ami qui n’avait rien perdu de son charme pendant les années où il ne l’avait pas vu. Il avait presque l’impression de le retrouver tel qu’iul l’avait quitté : mal à l’aise, timide et en même temps, tellement plus avenant qu’il ne l’était lui-même.

« Tu t’es fait des amis à New-York ? » dit-il en s'asseyant en face de Michael tout en attrapant un soda qu'il s’apprêtait à ouvrir.
Michael KäferböckGanymède : Membre actif
Jeu 18 Aoû - 14:17
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Comme si une main gigantesque s'était abattue sur lui, Michael prit instantanément place sur le banc de la dînette et laissa enfin son sac choir délicatement à ses pieds. Il observait pensivement Grégoire qui s'affairait, à moitié hypnotisé, à moitié dans la lune. Au moins, celui-ci avait eu la bonté d'ignorer sa maladresse et son malaise!

L'Autrichien ne toucha pas aux bouteilles placées devant lui, n'étant pas certain de savoir ce qu'il convenait de faire. Il aurait bien pris un verre de lait, tout simplement, mais il n'osait pas en demander, pour ne pas faire son invité désagréable. Ensuite, il n'était pas certain que la bière se marie réellement bien avec le gâteau. Aussi bien attendre et imiter le français.

-Aux épices... répéta-t-il, vaguement agacé, alors que Grégoire en coupait une tranche en en libérant les odeurs caractéristiques. Grégoire n'avait-il pas fait attention à ce qu'il lui avait dit? Sa présence l'avait-il troublé?

Lorsque le Français vint s'asseoir face à lui, Michael l'imita et prit un soda, mais préféra commencer par manger un peu de gâteau avant d'ouvrir sa bouteille.

-En deux semaines? rétorqua-t-il sur un ton qui semblait demander à son ancien copain s'il voulait rire. Il laissa un petit silence combler cette impression et poursuivit : "C'est un peu rapide quand même. Enfin, j'espère avoir l'occasion de voir de nouvelles têtes ce soir. Et toi, en trois ans du as dû faire bien des rencontres, non?"

Il se servit alors un verre de soda et en but une longue rasade, avant de demander, aussi inquiet que si leur relation était entièrement basée sur la sucrerie :

-Alors, ca te plait?
Grégoire DelibesGanymède : Membre actif
Ven 19 Aoû - 0:46
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Ah oui. Aux épices. Il se gardera bien d’essayer de s’intéresser encore davantage la prochaine fois. Visiblement stressé, l’autrichien en perdait ses bonnes manières. Grégoire ne releva rien : cela n’avait aucune sorte d’importance. Il préféra couper deux tranches du gâteau, les servir et s’apprêter à le déguster. Ainsi, le premier sujet qui lui était passé par la tête et Michael ne manqua pas d’y répondre sans une pointe d’humour mêlé d’ironie.

Grégoire écoutait Michael tout en engloutissant sa part. Lorsqu’il lui retourna sa question, il ne put répondre sur l’instant et mima qu’il avait la bouche pleine. Il prit une gorgée de soda à même la bouteille, sans même se rendre compte que lorsque l’on avait des invités, on se tenait bien. Son convive s’assura alors que son gâteau lui avait plu.

« Oui, c’est très bon. Merci beaucoup. Ca tombe bien, j’aime ça… les épices », dit-il en appuyant quelque peu le dernier mot. « Et sinon, pour répondre à ta question. Pas énormément, non. Grâce à Ganymède, je vois quelques personnes mais sinon, non, je ne sors pas des masses. Je trouve que New-York est une ville tellement déjantée qu’il est bien difficile de rencontrer des gens… disons… qui veulent plus que… quelques heures de rapprochements. Mais c’est peut-être moi qui ne tombent que sur les mauvaises personnes ».

Oups, celle-là était sortie sans même qu’il n’y réfléchisse.

« Enfin », se reprit-il, « tu vois ce que je veux dire, ce n’est pas que je vous dire que… »

Il se râcla la gorge. Il s’enfonçait encore davantage…

« Je ne suis pas resté à la dissolution de l’Institut. Je suis retourné en Europe… Chez mes parents, puis j’ai un peu voyagé lorsque j’ai dû partir de Reims. Je ne suis revenu qu’il n’y a qu’un peu plus d’un an et demi quand je ne trouvais plus vraiment ma place là-bas… »
Michael KäferböckGanymède : Membre actif
Ven 19 Aoû - 1:27
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-Tant mieux! s'exclama l'Autrichien, soulagé, sans remarquer l'insinuation de Grégoire.

Le reste de son affirmation lui tira une grimace. Il ne s'était fait aucun ami depuis tout ce temps? Ou alors venait-il de dire qu'il n'avait pas eu d'autres fréquentations? Pour le coup, Michael sentit que le terrain commençait à glisser sous ses pieds. Tranquillement mais sûrement. Il fronça d'ailleurs les sourcils, après les avoir haussés un infime moment, lorsque Grégoire sous-entendit que Michael était une mauvaise rencontre. Regrettait-il de s'être laissé allé à leur idylle passé? Michael, en tout cas, ne regrettait que d'y avoir mis fin, malgré tous les prétextes et les bonnes intentions qu'il s'était donné sur le moment et même depuis.

Alors que Michael songeait à ses propres pavés de l'enfer, Grégoire se débattait oralement comme un diable dans l'eau bénite. L'Autrichien eut un sourire mi-amusé, mi-ému. Il allait lui rétorquer qu'il y avait des gens bien normaux et sympathiques, à New York, qui faisaient de bons amis, ou simplement un peu de baume sur le coeur, comme l'épicière au troisième coin de rue de chez lui, quand une autre parole l'alarma davantage.

-Tu as woyagé? Mais tu... tu...! Il se calma aussi rapidement qu'un ballon qui se dégonfle.

Soupir. Joues rosées.

-J'allais dire un truc stupide. Te demander si tu étais passé en Autriche, pourquoi tu étais pas passé me woir... mais en fait, je peux pas te blâmer : je n'ai pas osé aller cogner chez tes parents non plus, ou t'e...

Joues rouges.

Le Germanophone avait déjà terminé son morceau de gâteau et avala le restant de son soda à une vitesse record, jetant un coup d'oeil à sa montre.

-Il commence wraiment à se faire tard, on dewrait pas y aller, tu crois? Merci pour l'invitation, c'est très joli toi... chez toi!

Et en moins de temps qu'il n'en fallait pour crier épices, Michael avait repris son sac et avait accouru dans le petit vestibule pour remettre ses chaussures afin de sortir.
Grégoire DelibesGanymède : Membre actif
Ven 19 Aoû - 2:06
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Le germanophone sembla avoir été piqué par une monstrueuse bête tropicale lorsque Grégoire lui dit qu’il avait effectivement voyagé. Sa réaction fut tellement vive qu’elle en fit sursauter le français qui manqua de s’étouffer en avalant sa gorgée de soda. S’en suivit une phrase que l’autrichien ne termina pas. Grégoire ne sut en déduire si Michael était passé par la France mais ce qui était sûr c’est que le français était resté quelques temps dans son esprit. Il souhaita l’interroger sur cette phrase qu’il avait amorcée mais qu’il ne termina pas mais Michael semblait ne pas avoir envie d’aller au bout de sa pensée. En quelques instants, il était à l’autre bout de l’appartement, en train de remettre ses chaussures. Est-ce qu’il avait également manqué un mot dans sa dernière phrase ou est-ce qu’il avait très discrètement glissé un compliment au blondinet ? En position de force, Grégoire marqua le coup :

« Je prends ça pour un compliment ! Pour moi… et l’appart ! » Dit-il depuis la cuisine, où il s’affairait à ranger les deux trois choses qui trainaient. Il rangea la gâteau en lieu sûr pour ne pas qu’il s’abîme.

« Pour tout te dire… » Il fit une pause, se demandant s’il devait vraiment entrer sur ce terrain. Mais après tout, il fallait y venir, crever l’abcès une bonne fois pour toutes. « Je suis allé à Innsbruck. J’ai… j’ai été jusque là-bas ne sachant pas vraiment ce que j’allais y faire puisque je savais pertinemment que je n’irai pas sonner à ta porte l’air de rien. Je me suis baladé quelques heures dans la ville et je suis reparti tout de suite pour les Etats-Unis. Mais la rivière est très belle, je m'y suis baladé un peu ».

Il était immobile, les yeux dans le vague, comme pour mieux se souvenir de ce moment où il avait erré dans les rues d’une ville qu’il ne connaissait pas où les gens parlait une langue inconnue, tout ça pour retrouve un amour perdu qu’il ne reverrait sûrement plus. Il se reprit aussitôt :

« Allez, on y va ! On va être à la bourre et je crois que Sergio ne connaitra pas grand monde, alors autant qu’on y aille pas trop tard pour ne pas qu’il soit trop mal à l’aise ».

Et hop, ni vu ni connu je t’embrouille. Son écart romantique était réparé. Il s’approcha du vestibule, son blouson de cuir dans une main et ses clés dans l’autre.

« On y va ? » Invita t-il le germain à passer devant. « Tiens, d’ailleurs tu vis où toi ? »
Michael KäferböckGanymède : Membre actif
Ven 19 Aoû - 5:42
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La nervosité de Michael fut quelque peu soulagée par la légèreté avec laquelle le Français pris les deux compliments, le poli comme l'involontaire. Au-dessus de ses lacets, il se crispa tout de même dès que Grégoire rouvrit la bouche. Il ne savait pas si c'était la nervosité, le dépit, ou cette impression un peu étrange de salto au niveau de ses tripes qui le retenait dans son mouvement, comme le souffle de spectateurs face au spectacle d'un trompe-la-mort. Il acquiesça de la tête, sans même être sûr qu'il avait réellement bougé : oui, la rivière était belle.

-J'étais à Vienne. Répondit-il, à demi pour apaiser la conscience de Grégoire, à demi pour lui-même, un peu comme on constate la mort de quelqu'un, encore sous le choc.

Après ce que l'Autrichien avait pris pour des fleurs, le pot ne se fit pas attendre. Un pot qui s'appelait Sergio et que Grégoire semblait avoir bien hâte de revoir. C'en était presque suspect. Il termina de lacer ses chaussures en répondant :

-Je pensais que vous étiez cinq pour aller le chercher... Dont Jason et Anjali. Six avec Leah. Mais peut-être que tu as trouvé un autre New-Yorkais qui voudrait plus que quelques heures de rapprochement, aussi?

Il s'était redressé et son ton était si détaché qu'il paraissait étrangement badin à ses propres oreilles. Il eut même, à son plus grand étonnement, un sourire franchement moqueur, sans malice, à l'égard de Français.

-Grove Street, avec Jeremiah et Elisabeth. Tu viendras faire un tour. Ajouta-t-il en réponse à la dernière question, en passant le pas de la porte, son sac à la main.

Une fois sur le palier, Michael fourra les mains dans ses poches de son jeans. L'air un peu plus renfrogné, il se râcla la gorge et demanda, en s'engouffrant dans la cage d'escalier :

-Je voulais te demander un truc. Pas besoin d'y répondre tout de suite. Ou même jamais. Tu crois aux deuxièmes chances?

Et il passa devant, descendant l'escalier en étant assuré que Grégoire ne voyait pas son visage, ne pouvait deviner s'il avait un air triomphant ou malheureux, ou même coléreux. Et le moindre indice sonore était balayé par le vacarme de leurs pas sur les marches. Et ils allaient faire la fête!

Arrow Appartement de Jason
Grégoire DelibesGanymède : Membre actif
Ven 19 Aoû - 11:35
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Comme si le destin s’était chargé de faire en sorte que les deux amis ne se recroisent pas, Michael lui répondit qu’il n’était pas retourné à Innsbruck. Haussement d’épaules de la part du français. De toute façon, l’affaire était classée. La chance ne leur avait pas sourit. Il fallait passer à autre chose, avant que le sourire de l’autrichien ne transperce la carapace que le français s’était fabriqué pour l’occasion.

Grégoire termina son rangement méticuleux. Peut-être que la présence de Michael avait soudainement déteint sur lui et qu’il ne pouvait, ainsi, partir sans que chaque chose soit à sa place. Il ne se doutait pas que la situation tournerait aussi facilement à son avantage, qu’il serait capable de mettre de côté aussi facilement toute la rancœur et l’amertume qu’il avait concernant leur histoire passée. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, Grégoire était là, plutôt calme, face à une situation qui aurait dû le mettre sens dessus-dessous.

La petite allusion à Sergio n’avait pas manqué de faire mouche. Un poil piqué, Michael répondit sur un ton aussi détaché que possible, ce qui ne manqua pas d’accrocher un sourire discret au visage du français. Est-ce qu’il voulait encore de lui à ce point ? Si c’était le cas, Michael devait savoir que Grégoire avait changé : il avait dû se forcer à passer à autre chose, avec succès ou non, pour espérer oublier cette catastrophe sentimentale. Avec un air faussement détaché, il lança alors :

« Oh, bah, comme je te disais, trouver des gens pour quelques heures, y’a pas de soucis. Par contre, pour le reste, c’est autre chose… »

Attrapant la bouteille de vin français qui traînait là, il emboita le pas de l’autrichien qui le mena dehors, l’invitant par la même occasion à venir visiter sa collocation. Le ton sur lequel l’invitation avait été lancée laissait à penser que la petite boutade avait vraiment contrarié Michael. Il voulut s’excuser, ou tout du moins dire un mot gentil, quelque chose qui l’aurait un peu décrispé avant qu’ils ne partent pour la fête. Mais avant que le français ne puisse dire quoi que se soit, l’autrichien mit les pieds dans le plat en demandant subtilement au français de lui donner une seconde chance. Face à la porte qu’il était en train de fermer, le français ne répondit rien, sentant monter une émotion qu’il avait contenue depuis plusieurs années. Quelque chose qu’il aurait souhaité ne plus jamais ressentir. Mais il semblait que l’autrichien avait la clé de toutes les portes que Grégoire avait essayé de mettre entre lui et un quelconque sentiment amoureux. Il ferait tout pour ne pas retomber dans le panneau.

Il suivit l’autrichien dans les marches. Et ne dit rien.

Arrow Appartement de Jason
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Sam 17 Sep - 19:44
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Sans étiquette
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17 juin 2112, potron-minet.

C'était les joies du décalage horaire avec le vieux continent, mais il fallait bien s'y mettre pour honorer les invitations de très vieux amis.

Le rendez-vous avait été donné à l'appartement de Grégoire, et Michaël ainsi qu'Ava avaient su être ponctuels.

Puis subitement, ce fut comme si quelqu'un avait jeté un caillou dans le décor, et un vortex luminescent se matérialisa au beau milieu du salon de Grégoire, comme une invitation à se rendre de l'autre coté de l'Atlantique.

Arrow France
Michael KäferböckGanymède : Membre actif
Ven 17 Fév - 4:20
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Ganymède : Membre actif
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7 juillet 2112 Arrow

Il avait cogné trois coups.
Une fois.
Aucun son.
Il répétait mentalement les mots qu'il voulait employer.
Deux fois.
Pas de réponse.
Il fronça les sourcils.
Trois fois.
Toujours pas de réponse.
Il avait hésité.
Quatre fois.
La boîte de chocolats suisses, dans sa main, se mérita un regard penaud.

Michael regarda ensuite de chaque côté du corridor, pour s'assurer que personne ne le verrait, et traversa la porte. Il la rouvrit de l'intérieur pour prendre la boîte de chocolats sur le sol. Maintenant qu'il était seul, chez Grégoire. Sans Grégoire. Avec une simple boîte de chocolats, que devait-il faire?
Si Grégoire entrait et le surprenait chez lui, comment réagiraient-ils? Michael devait-il laisser son cadeau et disparaitre le plus rapidement possible? Peut-être que cela rendrait Grégoire paranoïaque de voir qu'on était entré chez lui? Se douterait-il qu'il s'agit d'un cadeau de l'Autrichien? Préférait-il les chocolats belges? Michael devrait-il laisser tomber? Laisser tomber... jusqu'à quel point?

Finalement, il griffonna une note "Pour ta dent creuse. Apprécie!" et sorti de la même manière qu'il était entré, sans tomber sur qui que ce soit.

Arrow Devant chez lui
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[Appartement de Grégoire Delibes]

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